Il y a un peu plus de trente mille ans, la longue lignée des Néandertaliens est en passe de s'éteindre. Depuis déjà dix mille ans, un homme doté d'un physique plus proche du nôtre, l'homme de Cro-Magnon, considéré comme notre ancêtre direct, se répand en Europe. 
    Dans l'une des régions habitées les plus septentrionales d'Europe, une bande de Néandertaliens, confrontée à l'hostilité de ces nouveaux arrivants, tente de subsister en s'enfonçant vers le nord. Mais les hommes de cette époque ne sont pas encore prêts à supporter durablement la rigueur du terrible hiver arctique. Après plusieurs années d'errance, les rescapés décident de retourner vers leurs anciens territoires de chasse. L'un des chasseurs du clan affronte un ours blanc affamé qui s'est égaré très loin de sa banquise, et parvient à le tuer avant de mourir. Grâce à la chair et à la fourrure de cet animal, Ao, dernier survivant du clan, réussit à revenir vers le sud.
    Au cours de son voyage initiatique à travers la toundra, Ao rencontre Aki, jeune mère Cro-Magnon en fuite. Rapprochés par une même volonté de survivre, ces deux humanités parviendront-elles à se comprendre ? Ao pourra-t-il trouver sa place dans un monde qui change ?

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La trilogie " L'Odyssée du dernier Néandertal", c'est aussi :

 

Volume 2Volume 3

 

 

Note concernant l'ours blanc :

 

     Certains lecteurs pourraient s’étonner de la présence d’un ours blanc dans un roman préhistorique. Je tenais à les rassurer : non, l’ours blanc ne côtoyait pas l’homme de Neandertal ni aucun des hommes de cette époque ! L’absence de restes d’ours blancs dans les foyers humains de ce temps-là n’est cependant pas un argument pour nier l’existence de cet animal dont l’apparition remonte à environ cent cinquante mille ans, date approximative de sa divergence avec le grizzly auquel il est apparenté.

    Il y a trente mille ans, au moment où se situe le roman, le niveau des mers est plus bas et la zone arctique beaucoup plus étendue qu’aujourd’hui. La région actuellement occupée par la mer Baltique fait partie de la calotte glaciaire scandinave et constitue un milieu comparable à celui où vivent toujours ces animaux. De nos jours, en effet, même s’il est menacé par les activités de l’homme, on rencontre l’ours blanc dans toute la zone arctique. Selon toute vraisemblance, les ours blancs, qui opèrent parfois des déplacements saisonniers de plus de mille kilomètres, ont pu fréquenter les régions glacées du nord de l’Europe, au moins ponctuellement, pendant la période d’occupation de ce même continent par les hommes de Neandertal.

    À cette époque, les hommes ne vivent pas dans l’Arctique. La colonisation de cette partie du monde ne se réalisera que vingt mille ans plus tard lorsque les hommes de Neandertal auront, semble-t-il, disparu. Mais cela ne signifie nullement que quelques incursions de chasseurs intrépides n’ont pu être opérées en direction de ces régions inhospitalières. Curieux et aventureux, remarquables tailleurs de pierre, les hommes de Neandertal ont connu des périodes de froid intense auxquelles ils ont su s’adapter.

     Dans le cadre de mon roman, j’ai situé approximativement le territoire de chasse d’une petite population néandertalienne au nord-est de l’Europe centrale, à l’orée de la grande plaine orientale. Une distance de quelques centaines de kilomètres tout au plus le sépare des franges de la calotte glaciaire scandinave. Ao, notre héros, appartient à cette petite communauté. Repoussée vers le nord de la toundra, cette poignée d’individus tente sans succès de s’acclimater à la rudesse du climat. Malgré ses formidables capacités d’adaptation, l’homme n’est pas encore apte à se maintenir durablement sous ces latitudes.

    L’habitat de l’ours blanc se limite généralement à la banquise mais, poussé par la faim, il lui arrive de s’en écarter pour chercher sa subsistance à l’intérieur des terres et il est tout à fait capable de tuer à l’occasion un renne ou un bœuf musqué.

    Même si cette attitude reste exceptionnelle de part et d’autre, la rencontre improbable imaginée dans le cadre de ce roman, événement singulier résultant d’une coïncidence entre des circonstances particulières, aurait pu se produire. Pour les autres protagonistes du récit, elle revêt un caractère fabuleux car les ours blancs n’existent pas dans le monde réel, personne ne s’est aventuré aussi loin et la banquise ne fait pas partie de leur univers.

 

 



   AO L'Odyssée du dernier Neandertal / (c) 2010 Dilem, C. Troilo, M. Klapczynski - Tous droits réservés / Crédits et Informations Légales / Mise à jour : 09-07-2016 Dilem